Punaise Elasmucha grisea, Vous avez dû remarquer que mon activité était relativement réduite ces derniers jours. Malheureusement, cela va continuer pour les trois semaines à venir, devant me déplacer en Allemagne pour travailler sur de futures (et prochaines) applications Mac. Tant que je le peux encore avant le départ mardi prochain, je vous poste ces deux images d’une punaise, réalisées lundi dernier. En réalité, il y a plus de deux clichés. Chaque image est le résultat d’un empilement de différentes mises au point.
Cette technique, dite « Focus Stacking », est essentiellement utilisée en macro où la profondeur de champ délivrée par les objectifs est relativement faible (même en « fermant » comme ici, où les photos ont été prises à ƒ14 pour la première et ƒ16 pour la seconde image). Le procédé mis en œuvre vise à ne conserver que les parties nettes (« au point ») de chaque cliché, pour les fusionner en une seule image finale. Une solution qui augmente la profondeur de champ couvrant ainsi une plus grande partie du sujet.
Des logiciels tels que Helicon Focus, Zerene Stacker, etc. sont spécialisés pour réaliser ce travail, bien qu’ils demandent parfois une intervention pour corriger des erreurs qu’il ne peuvent pas vraiment gérer : le sujet a bougé une antenne, sa trompe, etc. (ce qui est arrivé ici, j’ai par exemple dû retravailler l’écorce en arrière-plan, le long de l’antenne gauche).
La première image présentée a été réalisée sur la base de 8 clichés. À chaque cliché donc, j’ai modifié le plan de mise au point et pris une nouvelle photo. Pour modifier le plan de mise au point, trois méthodes : via la bague de focus de l’objectif, via un déplacement de l’appareil, via un déplacement du sujet. Ici, considérant la grosse taille du sujet, j’ai simplement procédé via la bague de mise au point.
Étant donné qu’il n’y a que 8 clichés empilés, les yeux les plus affutés sauront détecter quelques imperfections sur le résultat (des mises au point intermédiaires auraient été nécessaires). Certains objectifs (microscope) utilisés par les spécialistes du genre ont une profondeur de champ si faible que plus de 200 images sont nécessaires pour couvrir la tête d’une fourmie !
Place aux résultats, notez les deux onglets sous forme de bouton ci-dessous, je vous ai mis à disposition une comparaison Avant|Après empilement (empilement final vs. un cliché – parmi les huit – utilisé pour ce dernier) et comme à mon habitude, une comparaison Avant|Après traitement.
P.-S. : le grossissement doit avoisiner le rapport 1.6:1 (pour schématiser, le sujet est reporté 1,6 fois plus gros que sa taille réelle sur le capteur) = Canon EF 180mm ƒ/3.5L Macro USM @ratio 1:1 sur 7D (crop x1.6). Les images n’ont pas été recadrées !
8 mises au point empilées • ƒ14 • 1/30 • ISO 800 • +1EV
10 mises au point empilées • ƒ16 • 1/30 • ISO 800 • +2EV












Je ne suis pas spécialement « fan » de ce type de macro mais je dois reconnaitre qu’ici le rendu de la carapace est vraiment excellent et nous donne une multitude de détails.
Ma préférence va vers la 2ème image où la punaise se détache beaucoup mieux et avec un angle de prise de vue efficace…
Le texte explicatif est très intéressant à lire, comme d’habitude ;)
Un superbe site que j’ai plaisir à venir et revenir voir, des photos magnifique, ma fille ma dis qu’elle ne regarderais plus du même œil les mouche, merci de partager toutes c’est photos