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Pourquoi stocker en ligne ?
Deux types de services sont à discerner : ceux reposant sur le principe de synchronisation et ceux proposant une solution de sauvegarde.
Synchronisation
Ces services stockent en ligne les données que vous souhaitez, permettant ainsi d'y accéder depuis n'importe lequel de vos appareils (ordinateur de bureau, ordinateur portable, smartphone, tablette), et ce, de manière totalement synchronisée. C'est donc appréciable en déplacement, tant pour accéder à des données personnelles que professionnelles. Par ailleurs, en cas de perte de données, votre cloud vous permettra de tout récupérer. Certains services conservent chaque version modifiée de vos fichiers (un certain temps ou pour un nombre de versions donné), c'est le versionning, vous permettant même de restaurer des fichiers effacés. Ce concept de synchronisation en ligne est fantastique mais présente une limite dans son mode d'utilisation classique (tous acteurs confondus). En effet, les fichiers stockés sont des copies de vos fichiers locaux, c'est le principe de la synchronisation. Ainsi, si vous supprimez un contenu sur votre ordinateur de bureau, il sera « supprimé » sur le stockage en ligne et si vous voulez sauvegarder 5GB de données, il vous faudra aussi songer que 5GB seront aussi nécessaires sur votre ordinateur portable pour que ce même contenu se synchronise. Alors quand on parle de centaines de GB, la contrainte peut devenir réelle. Heureusement, pour contourner ce problème et donner ainsi plus de souplesse aux utilisateurs, tous les services proposent dans les préférences de leur logiciel, une option permettant de synchroniser ou non des dossiers en fonction de vos besoins. Mais ce mode de fonctionnement (backup) n'étant pas celui pour lequel les outils sont à la base développés, pour faire uniquement de la sauvegarde en ligne, la gymnastique à faire n'est pas des plus confortable. Par ailleurs, tout service à un coût. Chacun propose une quantité de stockage limitée gratuitement, mais comme certains utilisateurs y prennent vite goût, le besoin d'espace de stockage grandit et ils en arrivent donc à souscrire une offre payante. C'est le principe marketing même de ces services de —synchronisation— en ligne. On comprend alors qu'entre les contraintes pouvant exister en synchronisation et le besoin d'espace de stockage, faire de la « sauvegarde » en ligne devient problématique avec ce type d'offre. Il faut bien avoir à l'esprit que le backup pur n'est tout simplement pas la vocation de ces services.
Sauvegarde (backup)
La sauvegarde en ligne vise plutôt à stocker une grande quantité de données, sans besoin de synchronisation. L'utilisateur va télécharger lui même ces données quand il en a besoin. Comme pour la synchronisation, le premier avantage est que vos sauvegardes sont physiquement stockées ailleurs que chez vous. Prenons l'exemple suivant : votre disque externe de sauvegarde est branché en continu sur votre machine et Time Machine (ou un autre service) réalise régulièrement des backups dessus. Sur le principe, c'est formidable, vous avez un miroir de vos données (en versionning) directement accessible. Si un disque dur de votre ordinateur lâche, vous pouvez récupérer vos données instantanément, elles sont là, chez vous. Cela vient de m'arriver il y a une semaine lorsque mon Seagate de 3TB est mort d'un seul coup, pouf, comme ça… (En même temps, si cette statistique avait existé avant mon achat…). Bref, mais imaginez un instant que votre installation prend la foudre, que votre bureau se casse la gueule, que vous soyez cambriolé (cela vient d'arriver à un ami), etc. Vous perdez « tout », car ce « tout » justement, était au même endroit, chez vous. Les risques évoqués restant rares, avoir une solution de sauvegarde chez soi est incontournable, le confort apporté indiscutable. Mais ce n'est pas suffisant. Une bonne solution, est de réaliser régulièrement une sauvegarde complète et de la laisser chez un parent ou un ami qui habite « ailleurs ». Mais ce n'est pas toujours très pratique et un jour, vos disques seront probablement pleins. Et puis leur durée de vie est limitée et il faudra alors investir de nouveau. Avec une solution de backup en ligne, elle même automatiquement redondante (et idéalement en plusieurs points géographiques), vous gagnez pas mal en souplesse.
Qu'est-ce que hubiC ?
hubiC est un service de stockage en ligne, développé et supporté par la société OVH.com, basée en France. Pour faire simple, OVH, fort de sa réputation et de son expérience dans les domaines Internet, s'incrit avec hubiC en tant qu'acteur français sur le marché du stockage en ligne « utilisateur », largement démocratisé par Dropbox, Copy, Box, Amazon Cloud Drive, Google Drive, etc.
Les + et - de l'offre
  • Le prix au GB
  • Le quota
  • Backup fiable (mais non officiel, cf. reste de l'article pour tutoriel)
  • Pas de taille maximum par fichier
  • Données dupliquées au sein de 3 datacentres français distants
  • WebApp rapide pour lister les fichiers
  • Synchronisation non fiable
  • WebApp non fiable et limitée
  • App mobiles nécessitant de vastes améliorations
  • Pas de streaming (indispensable pour les app mobiles)
  • Pas de backup officiel
  • Souplesse d'utilisation
hubiC en terme de prix
En février 2014 (il me semble), hubiC a frappé fort en proposant ses deux nouvelles offres à 1€/mois pour 100GB et 10€/mois pour 10TB. Aujourd'hui (septembre 2014), les tarifs des acteurs majeurs sont les suivants (sans rentrer dans le détail ni aborder les offres sur devis personnalisé etc.)
Service Stockage gratuit Stockage max. Prix stockage max. Prix du GB sur offre max.
Dropbox 2GB (jusque 32GB via parrainages) 1TB 9,99€/mois 0,11988€/GB/an
Copy 15GB 250GB 9,99$/mois 0,47952$/GB/an
Box 10GB 100GB 8€/mois 0,96€/GB/an
Amazon Cloud Drive 5GB 1TB 33,33€/mois 0,39996€/GB/an
Google Drive 15GB 30TB 299,99$/mois 0,119996$/GB/an
hubiC 25GB 10TB 10€/mois 0,012€/GB/an
L'astuce commerciale d'hubiC :
Avec la concurrence et ses tarifs au GB qui font quand même réfléchir deux fois avant de souscrire une offre payante, on s'est habitué à bien cadrer nos besoins. Quelques GB d'un compte Dropbox ou Copy gonflé à coup de parrainages suffisent généralement. Avec hubiC par contre, le tarif au GB défie toute concurrence. C'est bien simple, je n'en connais pas d'équivalent. Nombreux se disent alors, et à juste titre, qu'utiliser hubiC pour en faire bien plus serait une chouette idée. On va alors commencer à mettre nos milliers de photos, les dizaines de vidéos HD des bambins, etc. À ce train, les 100GB de cette offre qui ne coûte que 1€/mois arrivent à vive allure ! Et voilà l'astuce marketing. Pour 101GB, il vous faudra l'offre 10TB, qui rapporte donc dix fois plus à OVH. Alors certes, pour ce montant, vous avez 100x plus de stockage en ligne, l'argument commercial est de poids, mais puisque le service fonctionne sur le principe de la synchronisation, combien d'entre-nous disposent de 10TB sur leur machine ? Une poignée insignifiante, et forcément, OVH le sait bien, c'est le jeu :) Le quota utilisateur de 10TB existe bien, mais il sera nécessairement sous-utilisé, laissant une vaste marge de manœuvre à OVH pour faire monter en puissance son service, le stockage total étant partagé.
hubiC pour la synchro. ?
hubiC existe depuis décembre 2011. Malheureusement, encore aujourd'hui, après l'avoir régulièrement testé depuis juin 2012 et intensivement ces dernières semaines, je trouve que le service ne peut pas être considéré comme fiable dans son utilisation standard (comprendre par là : en l'état actuel du développement des outils proposés par OVH). En synchronisation, c'est à dire dans le mode de fonctionnement sur lequel le service est bâti aujourd'hui (comme Dropbox, Copy, etc.), il y a de trop nombreux bugs et problèmes de fiabilité. La vérité, triste à accepter, est que depuis trois ans, les utilisateurs que nous sommes jouons le rôle de beta testeurs. Le forum hubiC témoigne des problèmes régulièrement rencontrés, dont entre autres : fichiers supprimés qui réapparaissent ; documents supprimés ; effacement de fichiers et dossiers impossible ; synchronisation non réalisée ; quota erroné ; nombreux points où l'intervention du support est « physiquement » nécessaire ; actions (ex. : déplacement de dossiers) liées à la session utilisateur avec la WebApp ; lenteur, pardon — l e n t e u r — générale des actions, notamment causée par la technologie (OpenStack Swift) ; pas de versionning ; en j'en passe… Et dire qu'au début de hubiC, le service était compatible WebDAV et que l'application iOS supportait officiellement le streaming !
hubiC pour le backup ?
Comment utiliser hubiC uniquement en mode « sauvegarde » puisque ce dernier est surtout conçu autour du concept de synchronisation ? La réponse la plus simple serait de n'utiliser que la Web App pour faire vos envois. J'ai dit « simple », je n'ai pas dit pratique, ni fiable ;) En fait, je ne vous conseille pas non plus d'utiliser la Web App, d'autant que toute action initiée est liée à votre session sur le navigateur : si vous fermez la page… dommage… L'autre possibilité est d'aller dans les préférences d'hubiC pour décocher la synchronisation d'éléments une fois ces derniers mis en ligne, pour ensuite les supprimer du Mac. Comme évoqué au début de l'article, c'est extrêmement peu pratique et comporte même des risques (vous rappellerez-vous vraiment où vous en êtes ?). Alors que reste t'il ? Comme je le disais, avant, hubiC était compatible avec le protocole WebDAV. Les clients de tierce partie étaient nombreux, on pouvait donc choisir son préféré et accéder assez facilement à son espace de stockage hubiC. « Mais ça, c'était avant… » Désormais, hubiC tourne sur OpenStack Swift, rendant la tâche beaucoup plus complexe. En terme d'applications compatibles, OVH recommande Swift Explorer. L'application fait le boulot. Je n'ai pas rencontré de problème spécifique, mais personnellement, une application en JAVA, qui plus est sur le Mac, me donne de l'urticaire. J'ai donc recherché assez longuement la solution qui me conviendrait le mieux, acceptant de faire certains sacrifices, en refusant d'autres, et ai finalement pu mettre en place quelque chose de satisfaisant. D'ailleurs, je n'ai pas encore trouvé mieux vis-à-vis de mes critères. Toutes les étapes sont décrites ici
À ce stade de l'article, je pense que certains se sont déjà demandés pourquoi je n'avais pas encore parlé des « vrais » services dédiés à la sauvegarde de données en ligne tels que CrashPlan, Backblaze, etc. hubiC n'étant officiellement pas présenté comme une solution de backup en ligne, je ne la compare pas à ces offres. Par ailleurs, pour avoir testé Backblaze et Crashplan jusqu'à expiration de leur période d'essai, je n'ai absolument pas été séduit. Certes, ils proposent le cryptage des données, le versionning, CrashPlan a des options séduisantes, mais pour moi, trop de points pêchent encore. Rien que chez Backblaze, j'ai trouvé rédibitoire de ne pas pouvoir exclure le disque système du processus de backup (dans l'onglet Settings) ; et si je l'exclue via l'onglet Exclusions, aucun backup ne se fait, même si j'ai d'autres disques qui eux sont inclus ! CrashPlan (si l'on passe l'aspect visuel repoussant pour tout utilisateur Mac), est plus intéressant à mon sens. Mais pour ces deux services testés, le débit était terriblement lent, impossible de faire quoi que ce soit de crédible pendant le délai de démonstration. Poursuivons donc sur hubiC.
Critères
Voyant qu'au fil de mes recherches, il me faudrait toucher au Terminal au moins pour la mise en place d'une solution, je voulais quelque chose d'assez « abordable » pour moi. Par ailleurs, en terme d'utilisation au jour le jour, il était hors de question d'utiliser le Terminal pour lancer la moindre commande de backup. Il me fallait donc :
  • Une mise en œuvre à ma hauteur.
  • Aucune utilisation en ligne de commandes.
  • Une interface graphique et un confort d'utilisation. Idéalement, continuer à utiliser ForkLift, qui est au cœur de mon flux de travail quotidien.
  • Une fiabilité nettement au dessus de celle constatée jusqu'alors (sinon, j'abandonnais à nouveau l'idée d'utiliser hubiC).
Solution retenue
Deux contraintes immédiates étaient à résoudre : Tout d'abord, l'authentification hubiC. Elle est uniquement basée sur OAuth2. Vous connaissez forcément, c'est ce que vous voyez chaque fois que vous êtes redirigés sur un site web pour autoriser une application à accéder à un compte comme Flickr, 500px, Dropbox, etc. Si votre client ne peut s'identifier via OAuth, il est inutile. Ensuite, ForkLift ne gérant malheureusement pas OpenStack, il fallait le « tromper ».
Voici donc les trois éléments nécessaires :
hubic2swiftgate
Passerelle hubiC vers OpenStack Swift. Elle permet une authentification OAuth2 auprès de l'API hubiC et doit être installée sur un serveur apache2 utilisant un certificat SSL. Plus d'informations
ftp-cloudfs
Serveur FTP jouant le role de proxy pour Swift. Il permet de se connecter avec n'importe quel client FTP pour télécharger ou envoyer. Plus d'informations
ForkLift
Client multi-protocoles, ici utilisé en FTP. Vous pouvez utiliser le client que vous voulez, c'est vous qui voyez… ^^ Plus d'informations

Configuration

Quitter le client hubiC officiel
Si vous utilisez déjà le client officiel, commencez par quitter l'application. De cette façon, vous vous assurez que le client hubiC ne fera aucune action durant le test. Je dis « test » parce-qu'après tout, vous allez tester la solution que je propose avant de l'adopter. Rien n'est à désinstaller pour l'instant.
Installer et configurer le module ssl pour Apache2
Avoir une connexion https est nécessaire pour l'authentification avec hubic2swiftgate. Il est donc nécessaire de configurer votre Apache si ce n'est pas fait (en lui rajoutant quelques plumes). Pour mon serveur c'était pile-poil, donc inutile d'écrire toute la procédure ici quand elle est parfaitement expliquée sur technique.arscenic.org. Sur votre machine locale si vous avez MAMP PRO, cette configuration sera encore plus facile.
hubic2swiftgate
Idem, pas la peine de reprendre une documentation bien écrite. Tout commence ici. Notez que vous pouvez tout à fait faire tourner hubic2swiftgate et donc votre serveur https (cf. point précédent) sur une machine locale.
ftp-cloudfs
1. Installation de PIP
PIP est un outil d'installation et de gestion de packages Python. Il permet ici d'installer ftp-cloudfs de façon simple et rapide. Pour plus d'informations, consultez la documentation sudo easy_install pip return ⏎
2. Installation de ftp-cloudfs
sudo pip install ftp-cloudfs return ⏎
3. Configuration de ftp-cloudfs
Pour plus d'informations, consultez la documentation sudo nano /etc/ftpcloudfs.conf return ⏎ Éditez la configuration comme suit :
ftp-cloudfs Config file
N'oubliez pas de modifier la ligne 4 (auth-url) en remplaçant yourServer par le nom de domaine ou l'IP de votre serveur. Faites ctrl+X puis Y et return ⏎ pour fermer et enregistrer la configuration.
4. Démarrage du serveur ftp-cloudfs
ftpcloudfs -f return ⏎
ftp-cloudfs Running
Mettre à jour ftp-cloudfs
Je vous invite à suivre l'activité de ftp-cloudfs sur GitHub et à le mettre à jour si nécessaire. Pour ce faire : sudo pip install --upgrade ftp-cloudfs return ⏎ J'ai déjà remonté un bug, corrigé dans la version 0.29, sur un mauvais encodage des caractères spéciaux dans le manifeste pour les fichiers segmentés. Pour mettre à jour sur une branche specifique, procédez comme ceci (il s'agit d'un exemple, cette version est désormais intégrée dans la 0.29., par ailleurs, je décline toute responsabilité quant à vos tentatives d'installation de versions auxiliaires.) : sudo pip install --upgrade https://github.com/cloudfs/ftp-cloudfs/archive/manifest-encoding.zip return ⏎
À savoir
  • ftp-cloudfs ne permet de réaliser que des connections FTP (non SFTP). Cela implique que votre mot de passe est envoyé non crypté quand vous vous connectez avec votre logiciel FTP. Gardez cela à l'esprit si vous ne faites pas tourner ftp-cloudfs localement mais sur une machine distante.
  • De manière générales et même si les caractères sont encodés, restez vigilants quant à l'utilisation de caractères spéciaux pour nommer vos fichiers et dossiers. Si Mac OS X fait tout le boulot de manière transparente ou nous alerte, ce n'est pas forcément le cas avec des services tiers, qui plus est en fonction des technologies mises en place.
  • Renommer un dossier plein ne fonctionnera pas. Réfléchissez deux fois à votre hierarchie de stockage !
  • Déplacer un dossier plein ne fonctionnera pas. Réfléchissez trois fois à votre hierarchie de stockage ! Notez que dans les deux cas, ils s'agit d'une limitation de Swift, et que hubiC réalise une duplication des données pour ensuite supprimer les anciennes pour y parvenir. D'ou la lenteur observée.
  • Le quota ne peut pas être connu. Allez sur votre interface d'administration en ligne pour le consulter.
ForkLift (comme client FTP)
ForkLift Default View
Le serveur ftp-cloudfs tourne, cela veut dire qu'il s'est identifié avec succès à hubiC grâce à la passerelle mise en place avec hubic2swiftgate. Maintenant, il suffit de vous connecter à lui avec un client FTP. De manière totalement transparente, le serveur jouera son rôle de proxy pour Swift. À la clef, un résultat fiable, pas de ligne de commandes à saisir, vous faites tout en interface graphique, avec le logiciel FTP de votre choix et notamment ses fonctions qui font toute la différence pour vous. Je vous le disais, le mien, c'est ForkLift. En avant pour du backup sur hubiC !
Paramétrage de la connexion FTP
ForkLift Add Favorite
Serveur
localhost si le serveur tourne sur votre machine, sinon, l'IP ou le nom pointant vers la machine distante (ou locale).
Identifiant
hubic. Pour l'instant, cette donnée est fixée par hubic2swiftgate.
Mot de passe
Votre mot de passe hubiC.
Port
2021. Il s'agit du port par défaut de ftp-cloudfs. Vous pouvez le modifier en ajoutant un port personnalisé dans le fichier de configuration (port = 2021). À vous de veiller qu'il n'entre pas en conflit avec un port existant.
Chemin d'accès distant
default est le container créé par hubiC pour votre utilisateur. Si à chacune de vos connexions, vous souhaitez tomber dans un répertoire particulier, vous pouvez le renseigner ici. /default/leRepertoire/queVousVoulez/ouvrir
Connexion !
Voilà, c'est fini. Il ne reste plus qu'à lancer vos sauvegardes !
ForkLift Upload
Les atouts d'un bon client FTP
Vous en ferez l'expérience, il peut arriver que pendant un transfert, vous rencontriez des erreurs. Les raisons sont multiples, la connexion peut ne pas aboutir (tant du côté hubiC que du vôtre), votre connection Internet tombe, votre logiciel plante, etc. Au premier abord, c'est le genre de chose assez critique dont on aime pas faire l'expérience au beau milieu d'un transfert de plusieurs dizaines de milliers de fichiers. Comment savoir où l'erreur s'est produite ? Comment être certain du travail qui a été réalisé, de celui qui reste à faire et des échecs ? Si votre client est bon, un simple clic sur un bouton Sync suffira. Le logiciel analysera les dossiers et fichiers dans le sens désiré (de ma machine vers hubiC ou l'inverse) et listera un résumé des actions qui seront menées. S'il est encore meilleur, il vous permettra de prendre la main pour décider personnellement de ce que vous souhaitez ou non synchroniser. Ci-dessous, j'ai donc par exemple décidé que je ne voulais pas que le dossier « Time Lapse » soit synchronisé et donc supprimé du compte hubiC.
ForkLift Sync
Après, des petites fonctions comme les Synclets, les Droplets, les Disklets, la recherche (y compris distante), la navigation synchronisée entre le dossier local et distant, les Stacks, etc. peuvent vraiment changer votre expérience utilisateur.
Encore plus loin avec Time Machine, hubiC et ForkLift
Time Machine est pour moi la solution de backup la plus simple et efficace mise à disposition sur Mac. Le fait que l'état du Mac soit mémorisé régulièrement permet de récupérer des versions anciennes ou effacées de documents. Mieux, si le disque de votre ordinateur lâche, c'est l'intégralité de votre système, utilisateurs, données, etc. que vous pouvez instantanément réinstaller sur votre nouveau disque. Mais comme je l'abordais en début d'article, quand votre disque Time Machine rendra l'âme, il vous faudra recommencer une sauvegarde complète de vos Mac au jour J du remplacement du disque, vous faisant alors perdre le bénéfice de la « remontée dans le temps ». Ce n'est pas tragique, mais ça pourrait servir. Du coup, j'ai réalisé avec succès l'upload de mon image disque (.sparsebundle) Time Machine complète (et cryptée) sur hubiC, me permettant ainsi d'avoir une copie de sauvegarde hors de chez moi. Pour m'assurer de la fiabilité de la procédure, j'ai simulé la panne de mon disque Time Machine local en effaçant tout simplement l'image disque qui y était stockée. Ensuite, après avoir désactivé l'exécution de Time Machine sur le Mac, j'ai téléchargé ma copie précédement stockée sur hubiC. J'ai réactivé Time Machine et mon Mac a pu sans problème continuer à faire des sauvegardes ! Grâce à ForkLift désormais, il ne me reste plus qu'à lancer de temps en temps une synchronisation de mon image disque locale, vers l'image disque distante sur hubiC. Le logiciel ne traitera que les différences.
ForkLift Sync Time Machine
Raffinements
Lancer ftp-cloudfs à l'ouverture de session
Par défaut, au redémarrage de votre ordinateur, ftp-cloudfs ne se lancera pas. La méthode la plus simple pour l'exécuter sous Mac est de l'ajouter aux éléments d'ouverture de votre session utilisateur. Commencez par créer un document txt dont le contenu est : Sauvegardez le fichier où cela vous arrange, avec comme nom et extension : monSuperNomDeFichier.command Ajoutez les droits d'execution au fichier : chmod +x cheminVersLeFichier/monSuperNomDeFichier.command return ⏎ Il ne vous reste plus qu'à glisser / déposer le fichier dans la liste des éléments ouverts automatiquement au lancement de votre session utilisateur. Notez que j'ai personnellement stocké ce fichier sur mon Dropbox, me permettant ainsi d'y avoir accès quel que soit l'ordinateur sur lequel je travaille.
ftp-cloudfs as StartupItem
Supprimer le client officiel hubiC
Si vous souhaitez définitivement effacer toute trace de l'application officielle, voici comment procéder. Commencez par supprimer l'application, elle se trouve ici : Ensuite, supprimez votre dossier hubiC. Attention, s'il est plein, soyez bien sûr de ce que vous faites ! Enfin, supprimez le reste…
Ma configuration, mon choix
Aujourd'hui, un disque de 3TB c'est minimum 100€, sans boitier. Personnellement, j'ai pesé le pour et le contre : je cesse d'acheter des disques externes pour "doubler" mes solutions de backup locales. Pour moi, c'est donc un gain de place (tant à l'utilisation qu'au rangement en attendant la prochaine sauvegarde), pas de multiplication de disques, de câbles, d'alimentations, pas de disques devenus inutiles sur les bras, etc.
Synchronisation
Dropbox
Mon compte gratuit est à 18GB. Dropbox est un service incontournable totalement intégré dans mon flux de travail. Je stocke dessus toutes les ressources me permettant de travailler depuis n'importe quelle machine (polices de caractères, logotypes personnels et clients, maquettes de base, éléments de charte, scripts, etc. y compris certaines préférences de logiciels). Dropbox est avant tout utilisé pour des besoins professionnels.
Copy
De la même manière, Copy est un service fiable. Mon compte gratuit est à 187GB. Je l'utilise pour mon travail de développement d'applications avec TheKeptPromise
Backup
Time Machine (sur Time Capsule)
Mon Mac et celui de Marion font tous deux leurs sauvegardes Time Machine sur une Time Capsule de 3TB.
Time Machine à distance
Si vous avez une connaissance ou de la famille qui possèdent une Time Capsule, vous pouvez faire vos sauvegardes Time Machine dessus, à distance ! Il suffit pour cela de saisir votre identifiant Apple dans les paramètres de la Time Capsule distante. Le disque sera immédiatement rendu disponible à la sauvegarde sur votre Mac. Vous pouvez ainsi vous autoriser mutuellement pour avoir une copie de sauvegarde à distance.
hubiC
Depuis l'issue positive de mes tests avec hubiC, nos images disques cryptées Time Machine sont sauvegardées sur mon compte hubiC 10TB. Le service me sert aussi à sauvegarder d'autres données.
C'est à vous !
J'espère que cet article/tutoriel aura su vous montrer qu'un véritable potentiel semble exister avec hubiC. Certes, cela vous demandera aujourd'hui quelques aménagements pour en tirer le meilleur parti, mais ça reste tout à fait faisable. Je suis par ailleurs personnellement satisfait de la solution, qui est relativement souple et agréable à utiliser, sans commune comparaison avec les outils officiels. On sait ce que l'on met en ligne, on peut s'assurer du succès de l'upload grâce à la fonction de synchronisation, etc. Maintenant, je peux vraiment recommander hubiC comme solution de sauvegarde en ligne. Si vous n'êtes pas encore client, je vous invite a créer un compte gratuit pour commencer à tester le service. Enfin, si cet article vous a convaincu de passer sur une version 100GB ou 10TB, n'hésitez pas à me le dire en commentaire, je serai content de l'apprendre. Je tiens à remercier tout particulièrement Hans Raaf @oderwat, Juan J. Martínez @reidrac et Vincent Cassé @vcasse pour leur aide et disponibilité.

Ce café symbolique serait un véritable témoignage de votre part sur l'appréciation de ce travail.